Le Calvaire du Pujo

Le Christ du Pujo veille toujours

sur notre beau village de Fos.

Grâce à des bénévoles,

ses deux croix latérales ont été replacées

et le Christ a retrouvé tout son éclat.

Texte rédigé par Adriana Földes-Redonnet et Michel Reygade à l’occasion de la bénédiction du 11 novembre 2022

Nous ne connaissons pas, à l’heure actuelle, la date exacte à laquelle le calvaire a été édifié sur ce point culminant du village. Il est certain, néanmoins, qu’il n’apparaît pas sur le cadastre Napoléonien de 1836 (ci-contre).

Nous savons, par contre, qu’en 1892, la communauté de Fos avait émis le souhait de faire ériger une tour avec horloge à cet endroit, le rocher du Pujo. En effet, les habitants du haut du village ne voyaient pas l’horloge du clocher de l’église. Une souscription fût lancée par les habitants afin d’apporter une aide financière ou participer au chantier. 128 personnes avaient répondu favorablement.

Les archives communales nous renseignent sur l’entreprise à qui le devis avait été demandé. Il s’agit de la fabrique d’horloges publiques fondée à Morez-du-Jura en 1858 : L.D. Odobey Cadet horloger mécanicien.

Ce projet de tour de l’horloge est décrit en détail dans une lettre adressée au maire de Fos, Cyril Arqué (maire de Fos de 1890 à 1896) par l’entreprise Odobey :

 » La tour devait mesurer 15 mètres de hauteur environ, de forme carrée de 3 mètres de côté extérieur avec des murs de 60 cm d’épaisseur dans les fondations … un escalier en son centre ainsi qu’un balcon. Une cloche de 120 kg environ, très sonore, devait s’entendre dans un rayon de 3 km. »

Pour des raisons inconnues à l’heure actuelle, ce projet n’a jamais vu le jour, mais on comprend aisément qu’il fût envisagé puisque la population Fosséenne à cette époque était de 1006 habitants.

Ce lieu fut pendant longtemps un lieu de promenade pour les habitants de Fos et pour les touristes.

A la suite de la récente restauration du calvaire, ce lieu mériterait d’être réaménagé comme cela avait été dessiné par Michel Daguebert de Robecq, Architecte à Saint-Pé de Bigorreen 1974, avec le projet ci-contre.

Nous remercions chaleureusement les bénévoles (André Aygat et Jean-Claude Bounegab) qui ont participé à la restauration du calvaire. Nous sommes honorés de la présence de l’abbé Chérubin et de sa bénédiction en ce lieu si cher aux habitants du village.